Parce que ce site et le livre dont il est tiré sont complexes, voici quelques pensées simples pour les représenter.



Humanisme et écologie sont incompatibles car l’humaniste cherche à rendre l’environnement bon pour l’humanité et l’écologiste cherche à rendre l’humanité bonne pour l’environnement.

Ceci parce que si pour un humaniste l’humanité est la mesure de toutes choses, l’écologiste croit en la valeur intrinsèque de l’environnement.

Soit l’idée que l’environnement possède une valeur pour lui-même, indépendante de tout jugement humain.

Ce concept de valeur intrinsèque est le point central de l’écologie politique.

Il nous a volé le droit, hérité des temps modernes, de valoriser notre environnement en termes humains.

Il est d’origine religieuse. Dieu a fait sa création bonne. Et nous l’avons corrompu par le péché originel.



L'écologie nous fait payer chaque jour un peu plus ce péché imaginaire commis par un ancêtre imaginaire.

La démocratie humaniste en est morte, remplacée par une biocratie naturiste.

Nous avons besoin d’une Renaissance humaniste pour sortir de cette impasse.



Elle devrait s’accompagner d’une libre pensée environnementale.

Et d’une révision du concept de neutralité religieuse de l’état.

Qui doit être plus ouverte à l’expression publique des opinions religieuses.

Car elle s’apparente actuellement à la politique de l’autruche.

Ayant filtré l’influence politique et sociale, prépondérante, des visions spirituelles et religieuses de l’environnement.

L’écologie politique s’est imposée à coup de slogans simplistes cachant en fait des théories extrêmement complexes.

La plupart d’entre nous ignorent tout des ces idéologies.



L’humanisme est la boussole morale dans un monde sans finalité.

Il faut créer des ZHAD : des zones humanistes à défendre. Pour protéger notre agriculture, nos forêts, nos villes, nos zones de loisirs contre les veaux d’or dont la biocratie nous impose le culte.



La crise environnementale est avant tout celle d'un monde dynamique dont la vitesse de changement augmente.

Elle a provoqué en nous un réflexe conservateur pour tout ce qui nous entoure, suicidaire dans un environnement au dynamisme accru qui est le nôtre aujourd'hui.

Dans l'illusion du respect et de la révérence comme remèdes aux dangers qui nous menacent.



Les vieux mythes créationnistes gouvernent à nouveau les visions dominantes du monde.

L’écothéologie a fait de nous des intendants de Dieu.

Au culte du Créateur, elle a ajouté celui de la Création.

Faussant notre vision de l’environnement et nos politiques environnementales.

L’idéologie écologiste est un credo ; et parce que c’est un credo, elle n’a pas besoin d’être efficace pour réussir mais seulement que les gens y croient.

Les visions environnementales de l’écologie ont une grande cohérence car elles sont bâties sur un monde virtuel qui n’existe pas. Complètement coupées des réalités humaines comme environnementales.



Et il y a un gouffre entre l’idéal vert et la réalité.

Un véritable musée des horreurs commises en son nom s’est développé sous les yeux de ceux qui acceptent de regarder la vérité en face.



C’est dans la proactivité qu’il faut chercher nos solutions.

L’humanité ne peut-elle résoudre ses problèmes elle-même ? Mais qui donc le ferait à sa place ?

Le seul espoir est en nous.

Nous sommes les seuls sur terre à pouvoir qualifier l’évolution actuelle de crise.

Et lui trouver des solutions. Humaines. La terre s’en fout. La nature s’en fout. L’environnement s’en fout.


Retrouver le chemin de l’humanisme est la condition pour réussir l’anthropocène.


Invoquant l’écologie en paravent à sa religiosité, une grande partie du monde, Europe en tête, sombre dans un profond obscurantisme naturiste.



L’écologie déshumanise car elle conçoit le droit comme l’émanation d’une réalité qui nous est supérieure.

Elle croit qu’il existe des lois universelles que nous avons la capacité mais non le droit moral d’enfreindre. C’est l’essence de la religion.

La biocratie s’impose petit à petit en donnant une personnalité juridique à quantité de concepts sans humanité. Sous l'influence de l'écologie politique, les législations se déshumanisent un peu partout.



L’écologie impose des zones «protégées» de plus en plus gigantesques. Protégées contre qui ? Contre l’humanité, éternelle coupable de porter atteinte à la Création. Et contre l’humanisme, coupable de vouloir rendre l’environnement bon pour l’humanité.



La protection de la nature est en réalité un saccage de la vision humaniste de l’environnement, patiemment bâtie depuis des siècles.

L’avancée des surfaces édéniques est aussi inquiétante que celle des déserts.



Nous avons besoin d’une biologie de l’adaptation pour remplacer la biologie de conservation.



En matière d’environnement, il ne faut pas s’égarer dans l’éthique.

L’éthique est purement humaine.

Nous n’allons pas surmonter la crise environnementale avec de l’éthique mais avec du bon sens pragmatique et humaniste.

Il n’y pas d’éthique ou de morale dans la nature.

Pas de loi du plus fort non plus, car ce serait encore une morale.


L’idée d’un monde harmonieux est absurde .

La beauté du monde aveugle qui est le nôtre est bien supérieur à la fadeur d’un monde qui ne serait qu’harmonieux.

Non, l'humanité n'est pas une perturbatrice d'harmonie, c'est la perturbatrice d’un monde aveugle.

Et la plus grande créatrice dans la nature actuelle.


L’humanisme implique de donner la priorité à l’agriculture sur la conservation de la nature.

Nous n’avons pas besoin d’un Green Deal. Nous avons besoin d’un Human Deal.

En contraste avec les énergies renouvelables, auxquelles on pardonne d’avance toutes les failles et pollutions en attendant les lendemains qui chantent vert, l’agriculture doit s’adapter au combat climatique sans délai.

Ce devrait être l’inverse : l’agriculture nous nourrit, ses objectifs de développement durable doivent être adaptés prioritairement à l’objectif de nourrir au moins dix ou douze milliards de personnes.

La réduction de son empreinte carbone adaptée à cet objectif. L’agriculture est bien la dernière activité humaine à devoir sacrifier sa productivité à la lutte climatique.

Et seulement si la lutte contre la faim est gagnée. Mieux vaut un monde plus chaud qu’un monde plus affamé.



Il faut rendre l’environnement à ceux qu’il environne, leur rendre le débat de valeurs sur l’environnement, confisqué depuis des décennies par la Nébuleuse née de la mondialisation.


La mondialisation des idées a tué la démocratie.

Les idées qui régentent nos vies n’émanent plus du corps social.

Elles émanent de la Nébuleuse et nous tombent sur nos têtes en toute verticalité.

Sans débat de fond possible.



Osez ! Osez dire que vous n’êtes pas écologiste.

Parce que vous avez une autre religion ou parce que vous n’en avez pas…. parce que vous êtes agnostique, parce que vous êtes athée...

Ou tout simplement, dites avec moi : non, je ne suis pas écologiste. Parce que je suis humaniste.





Il faut soutenir le développement durable contre la durabilité.

Le véritable défi du développement durable est d’augmenter notre empreinte environnementale de manière soutenable.

Le dire est déjà un blasphème.



Le mot naturel exprime de nombreuses acceptions.

Pour les distinguer, le mieux est de partir des antonymes ; mon préféré  est surnaturel.

Tout ce qui existe est naturel, sauf les fées, fantômes et divinités.

Vu que je n’y crois pas, tout est pour moi naturel.



Malheureusement, en notre ère écologiste, les antonymes dominants sont humain et artificiel.

Dans un contexte qui valorise ce naturel qui nous est opposé.

Symptômes d’une époque profondément antihumaniste.

Il est urgent de purger le naturel de nos législations. Ce mot qui ne veut rien dire et peut tout dire devrait être rayé des lois.

Il est aussi urgent de purger la sémantique édénique de nos législation et de notre façon de parler de l’environnement.





Il faut reconquérir le droit au risque.

Faute de quoi les dangers «naturels» de notre environnement ne nous raterons pas.

La stratégie de la peur domine aujourd’hui ; on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Aujourd’hui, à cause du principe de précaution, l’ignorance légitime l’interdiction.

De droit.



Il est bien rare que l’on oppose le principe de précaution à une prise de risque menée au nom de l’écologie.

La motivation de lutter contre le réchauffement climatique est particulièrement bien immunisée contre lui.

Et s’en revendique même pour agir. On touche ici à un défaut crucial de ce principe.

Les entreprises hasardeuses commises au nom de cette lutte devraient y être soumises, mais elles y échappent car elles sont commises en son nom.



L’agriculture biologique labellisée est une forme d’agriculture religieuse.

La volonté des autorités d’en imposer le développement est une atteinte au principe de neutralité religieuse de l’état.

L’agriculture conventionnelle n’existe pas en ceci que c’est une catégorie résiduelle dans laquelle on fourre tous les agriculteurs qui n’adhèrent à aucun label idéologique.

On ferait mieux de les appeler agriculteurs libres car libres de tous dogmes.

Pour cette raison, ils ont un meilleur potentiel que les agriculteurs n’adhérant à aucune idéologie car ils peuvent adopter les meilleures pratiques des uns et des autres, en toute liberté.

Du moins si les autorités les laissaient faire, ce qui n’est pas le cas.

Car leur supériorité potentielle pose problème aux idéologues de l’agriculture.

Qui sont forcés de dénigrer tout ce qui contraire à leur credo naturiste et holiste.

Ainsi des persécutions des biotechnologies telles les prétendus OGM.

Pour ces raisons, comparer cette pseudo catégorie «conventionnelle» à l’agriculture biologique labellisée est une imposture.

L’agriculture biologique sera toujours limitée par ses dogmatismes naturiste et holiste.



Haro sur les gros ! Le monde développé se lance dans une guerre contre l’obésité présentée comme une épidémie bien que non infectieuse.

Le concept de maladie a plusieurs facettes :

Je suis malade, le médecin dit à son patient : vous êtes malades, la société dit de quelqu’un : il est malade…

Trois sens différents du mot maladie. Aux consonances politiques bien différentes.

Les médecins militants contre l’obésité imposent leur jugement de valeurs à la société en court-circuitant les mécanismes démocratiques.

Ils abusent ainsi de la confiance sociétale dont ils bénéficient grâce à l’illusion qu’ils font une science objective qui s’efforce d’être neutre en valeur.

Et parmi les enjeux figure le droit de tout un chacun de décider lui-même s’il est malade ou non.





Oui, le réchauffement climatique est un problème grave ; non, ce n’est pas un dérèglement car, pour faire court, Dieu n’existe pas.

Dérèglement est assimilable au concept de péché contre la création pour qualifier le crise environnementale.

En pratique, dérèglement ajoute aux deux bras de la lutte climatique, adaptation et atténuation, un troisième : re-régler la machine du grand horloger de l’Univers, pour reprendre la métaphore de William Paley, théologien anglais du XVIIIème siècle.

Mais cette machine n’existe pas. Le climat n’a jamais été réglé et ne le sera jamais.

Ce qui ne doit pas nous faire tomber le fatalisme : pas plus les changements climatiques «naturel» que ceux causés par l’humanité ne doivent nous exonérer de notre devoir d’adaptation, ni de notre quête de solutions pour l’atténuation.

Cette dernière doit se libérer des préjugés idéologiques.





Le mot Biodiversité ne désigne pas un concept scientifique. Il est un slogan et un masque pour un militantisme en faveur d’une vision conservatrice de l’environnement .

C’est une chimère à trois têtes, biologique, culturelle et spirituelle, qui se chamaillent à l’occasion mais se réconcilient pour combattre toute personne remettant en cause leur légitimité.

Encore la tête biologique est-elle celle, hautement politisée, de la biologie de conservation, les deux autres étant fortement marquées de relativisme post-moderne et du culte du bon sauvage imposé aux peuples autochtones.



...l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres.1 (Jacques Monod).

L’écologie nous a imposé les ténèbres naturistes.

À nous de reconquérir le Royaume humaniste.



Je suis nominaliste.

Nous ne vivons pas dans un monde de formes et d’essences mais dans un monde de processus.

La vie est gouvernée par les processus aveugles du hasard et de la nécessité.



Je ne suis pas du tout sceptique … je suis complètement athée.



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