L’organicisme est une vision du monde qui privilégie les représentations tirées des organismes vivants plutôt que les analyses mécanistes ou réductionnistes.

Elle est proche parente du holisme.

L’exemple le plus achevé d’organicisme est la théorie de l’organisme de Alfred North Whitehead, ancêtre de l’écothéologie des processus, qui appelait notamment à la possibilité d’une physique qui accepterait que les atomes, les molécules, les électrons soient des organismes1.


Parmi les images fortes et récurrentes qui parsèment la vision écologiste figure l’assimilation, typiquement organiciste, de l’environnement à une toile de vie interconnectée dont la perturbation entraînerait l’effondrement – la mort – du tout.

La théorie Gaïa de James Lovelock présente la terre comme un organisme. Et certains écologues considèrent que les écosystèmes disposent d’une homéostasie comme les organismes.


À noter que les organicistes se font souvent une image idéalisée de l’organisme, sensé être équilibré, harmonieux et parfaitement fonctionnel. Loin de la réalité qui fait que parce qu’il est né d’un processus « de reproduction », un organisme jeune ne pourrait jamais devenir adulte s‘il était équilibré, un organisme adulte ne devrait jamais devenir vieux et un vieux ne devrait jamais mourir.


L’invention du concept d’écosystème, par Tansley, avait pour but de lutter contre les visions holistes et organicistes de lenvironnement.

Le concept de santé des écosystèmes est lié à une conception organiciste de ceux-ci.

Le terme organic farming fait référence à l'idée holiste et organiciste de considérer la ferme comme un organisme. Il est apparut pour la première fois en 1940 dans le livre Look to the Land de Lord Northbourne. Il est emprunté à l’idée émise par Rudolf Steiner en 1924 de considérer une ferme comme un organisme.

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