Albert Arnold Gore Jr. est un homme politique américain né en 1948, ancien vice-président des états-Unis et prix Nobel de la Paix en 2007 en compagnie du GIEC.

Il a décrit ses engagements spirituels et religieux dans le livre Earth in the Balance1.

C’est un Baptiste du Sud, une église évangéliste. Il soutient la doctrine de l’intendance de la Création et le principe de Noé comme défense de la biodiversité. Il considère le sang d’Abel2 comme la première pollution mentionnée dans la Bible.

Il accueillit dans ses bureaux du sénat américain la réunion de mai 1992 dans le cadre de l’Appel pour un engagement conjoint de la science et de la religion de Carl Sagan.

Il reproche à Francis Bacon, considéré comme le père de l’empirisme, une confusion morale, celle d’avoir postulé que l’intellect humain pouvait analyser et comprendre le monde naturel sans référence à Dieu et à la création3. Ce faisant, celui-ci a séparé la science et la religion, ouvrant la porte à la domination de la nature par la science en toute impunité.

Dans une réunion privée tenue à Glasgow pendant la COP26 de 2021, il déclare que la crise du changement climatique est une question morale, éthique et spirituelle. C’est vraiment un choix moral, nous détruisons la création pourvoyeuse de vie, complexe et équilibrée. C’est immoral, c’est inacceptable. Mais Gore croit encore que nous allons gagner la lutte. En se gardant toutefois de la colère et de la frustration. En s’accrochant à l’espoir.

1Al Gore, Earth in the Balance, Earthscan, 2007.

2Al Gore, Earth in the Balance, p247, Earthscan, 2007.

3Al Gore, Earth in the Balance, p256 Earthscan, London, UK, 2007