Thomas Eisner (1929-2011) était un entomologiste et l’un des pères de l’écologie chimique qui étudie le rôle des signaux et médiateurs chimique en écologie.


Pour lui, la biodiversité est le total des lignages génétiques sur terre, mais c'est une définition à la volée, il pourrait en changer après réflexion. Et dit parler localement, jamais globalement. Une position qui tranche avec la tendance dominante en faveur de la vision globale actuellement dominante. Et qui laisse perplexe quant il assimile la biodiversité à l’ensemble des lignages existant sur terre.

Il y voyait une mine de produits chimiques et génétiques encore à découvrir pour les futures biotechnologies.

Il soutint que le futur de la prospection de la biodiversité est moléculaire, et quel les connaissances indigènes n’auront pas beaucoup de valeur1.


Il a fait partie du petit groupe militant que Wilson surnommait en plaisantant la maffia de la forêt tropicale, avec notamment Wilson, Peter Raven, Jared Diamond, Paul Ehrlich, Daniel Janzen, Thomas Lovejoy, Norman Myers2.



1David Takacs, The Idea of Biodiversity, Philosophy of Paradise, p215, The John Hopkins University Press, 1996,

2Naturalist, 2006, Island Press p356-358