L'ancienne alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres.1


Ces mots clôturent Le hasard et la nécessité de Jacques Monod ( 1910 - 1976), prix Nobel de Médecine et Physiologie en 1965, qui considère que le hasard est à la source de toute nouveauté, de toute création dans la biosphère. Le hasard pur, le seul hasard, liberté absolue mais aveugle, est à la racine même du prodigieux édifice de l’évolution2.

En défendant néanmoins la notion de téléonomie, qui selon lui caractérise tous les êtres vivants, qui est d’être porteurs d’un projet. Non ceux d’un créateur divin, mais ceux de la sélection naturelle. Qui les distinguent de tous les autres objets de l’univers.

1 Jacques Monod, Le hasard et la nécessité, p147 à 150, Éditions du Seuil, 1970

2 Jacques Monod, Le hasard et la nécessité, p147 à 150, Éditions du Seuil, 1970