Lord Northbourne (1896-1982) fut l'un des premiers agriculteurs biodynamiques d'Angleterre et l'inventeur du terme Organic Farming. Il appliqua les idées de Steiner dans sa propriété familiale du Kent. Il fut le premier à inviter Pfeiffer, successeur de Steiner à la tête de la biodynamie, à donner une conférence en Grande-Bretagne. Une des lectures que fit celui-ci s'intitulait “The Farm as a Biological Organism”, d'après une idée fondamentale de Steiner d'assimiler une ferme à un être vivant. Pfeiffer avait écrit : le champ cultivé est un organisme, une entité vivante dans la totalité de ses processus1 et que le fermier doit maintenir à un haut niveau son organisme vivant, la ferme2.
Le terme organic farming fait référence à cette idée holiste de considérer la ferme comme un organisme et apparut pour la première fois en 1940 dans Look to the Land. Pour Northbourne, la meilleure agriculture ne peut que surgir de cette sorte de complétude biologique qui a été appelée wholeness, totalité. Pour l’atteindre, la ferme elle-même doit avoir une totalité biologique. Elle doit être une entité vivante. Elle doit être une unité qui possède en elle une vie organique équilibrée3. Cette vision holiste n’exclut paradoxalement pas le dualisme naturiste, Pfeiffer déclarant : Notre définition d’organique n’est pas celle des chimistes mais appartient à un mode de production par la nature, pas artificiellement ou synthétiquement4.
Pour Northbourne, la vision organiciste déborde largement le travail agricole lui-même. Le sol et les micro-organismes en lui forment un tout organique avec les plantes qui croissent sur lui. Il rêve que l’ensemble des campagnes devienne un tout organique5. À cette vision organiciste est associée l’idée de vitalité du sol, qu’il ne faut pas confondre avec la fertilité. Il faut pour lui amener le sol à la plus haute condition de vitalité. Certes, reconnaît-il, la vitalité est un terme non-scientifique, mais le fait qu’il n’y ait pas de terme scientifique disponible pour ce concept très réel et important est la preuve du manque d’attention qu’il lui a été porté. Et selon lui, la plupart des agriculteurs et jardiniers en connaissent la signification6.
Qui dit organisme dit aussi santé. Il pense que la santé est plus que l’absence de maladies spécifiques. Les médecins étudient les maladies, non la santé. En conséquence, il existe une science des maladies mais il n’existe pas de science de la santé7. La santé est un état d’équilibre intérieur et extérieur, une unité, une totalité, une puissance. Ce n’est pas physique, mental ou spirituel mais inclut les trois sinon ce n’est pas un tout. La santé de l’homme et de sa terre ne sont pas des choses distinctes que l’on peut considérer séparément. L’agriculture est le mécanisme extérieur de la biologie humaine ; c’est une partie importante du processus de nutrition, qui constitue la vie physique de l’homme et conditionne sa santé.
Donc si l’agriculture est malsaine, il serait étonnant que la vie physique de l’homme reste parfaitement ajustée. La vie de l’homme est interconnectée avec celle de nombreuses créatures, donc s’il ne peut vivre bien, ces créatures non plus. Si sa nutrition est mauvaise, la leur aussi et vice-versa. La santé dépend de la nutrition, mais la nutrition, étant un processus cyclique, dépend de la santé aussi. Nous sommes prédateurs de nombreuses créatures, nos compagnes, dont les micro-organismes dans le sol. Si ces créatures sont aussi importantes qu’il le semble, si elles souffrent nous devons souffrir aussi8. Le mot régime prête à confusion. Il ne s’agit pas de choisir tel ou tel aliment, mais suivre un régime comme un tout, où les composants du régime eux-mêmes forment un tout, pas seulement au sens de complet mais parce qu’ils sont en bonne santé. Ce qui dépend de la façon dont ils sont cultivés. Le sol doit suivre un régime comme un tout, comme nous et nos animaux.
L’alimentation correcte entraîne un bon équilibre entre les créatures et l’environnement, dans lequel non seulement la créature supérieure est immunisée contre les attaques de ses inférieurs (depuis les virus et bactéries et en remontant), mais l’animal supérieur atteint un état d’équilibre au sein de l’espèce, qui maintient alors sans effort apparent ses effectifs en évitant une croissance indue. Une mauvaise alimentation peut entraîner de nombreuses maladies, une basse vitalité, la perte d’équilibre avec l’environnement, et induire une hausse indue des effectifs suivit d’un rapide déclin et la dégénérescence9.
C’est la susceptibilité à la maladie qui indique la mauvaise santé, pas la maladie elle-même. Supprimer la maladie n’est pas la bonne santé10. L’hygiène est une bonne chose mais n’est pas le substitut de la santé. Supprimer tout ce qui est nocif est contre-productif. Bien sûr, des éléments sont dangereux sans hygiène mais ce qui rend malade quelqu’un en mauvaise santé ne causera pas de tort à quelqu’un en bonne santé. En sus des constituants de la nourriture, sa structure est importante. Pas seulement sa structure chimique mais sa structure vitale, qui n’est pas analysable dans la nature des choses, car elle la détruirait. Ici nous revenons à l’idée de totalité qui est si non-scientifique, dit Northbourne, mais si désespérément importante. De cette sorte est la qualité de la nourriture11.
La ferme doit être organique en plusieurs sens. Il rejette les engrais artificiels. Ils ne sont que des stimulants, non de la nourriture12. Et les pulvérisations, qui sont des poisons. Citant l’arsenic, le plomb, le cuivre, les huiles de goudron, la nicotine13. En pratique, il devra faire marche arrière lorsque, dans le cadre de l’effort de guerre, il présidera un comité agricole de sa région. Et ne reviendra plus jamais à une agriculture entièrement organique dans ce deuxième sens du mot, sans jamais abandonner ses convictions holistes et son souci de durabilité14.
Il soutient les idées de fermes de tailles réduites, surtout sur les terroirs fertiles, d’exploitations mixtes, combinant diverses sortes de plantes et animaux. Pour lui, il est rarement possible de maintenir la fertilité du sol avec de l’agriculture spécialisée. Il veut augmenter le nombre de travailleurs de la terre, tout en leur laissant plus de temps libre. Une meilleure association de la société avec la terre serait possible si une plus grande partie de la population était occupée dans les travaux agricoles, au moins à temps partiel.
Il soutient une sorte d’étalon blé15 pour définir la monnaie. Toutes formes de commerce de l’argent doit cesser pour lui car l’argent ne doit pas être une marchandise. Et la terre non plus, il soutient sa nationalisation.
Il soutient la loi de la totalité, visant à consommer la plus grande partie de la plante ou de l’animal. Il soutient aussi la loi du retour : tout déchet de matériaux organiques doit être soigneusement retourné au sol, qui le rendra aux plantes16. Une loi vivement discutée au XIXème siècle, popularisée par le mouvement littéraire prônant le romantisme rural et adoptée par l’organic farming17. Tout ce qui a eu de la vie peut avoir de la vie à nouveau et entraîner avec lui quelques fragments de ce qui était sans vie. Si vous brûlez votre vieux pantalon, principalement en laine, vous détruisez quelque chose de potentiellement vivant et commettez une sorte de crime, dit-il. Proprement composté, il peut donner la puissance à un autre être vivant pour prendre dans le sol ce qui n’était pas encore vivant et l’amener au monde vivant18.
Religion et spiritualité sont au centre de ses préoccupations, agricoles et autres. Au-dessus des considérations biologiques se trouve l’aspect spirituel qui constitue les relations de l’homme. Son existence n’a de valeur qu’en proportion de sa spiritualité. La maladie spirituelle du monde est pour lui un sujet de grande préoccupation19.
L’efficacité mécanique est l’idéal du matérialisme mais peut détruire l’esprit s’il n’est pas dirigé par lui. Les choses de l’esprit sont plus réelles que les choses matérielles. Cela inclut la religion, la poésie et tous les arts. L’agriculture est concernée par la vie et quand dans l’agriculture les choses matérielles sont en conflit avec le spirituel et culturel, ces derniers doivent prévaloir. L’agriculture doit être du côté de la religion, de la poésie et des arts plutôt que du business, quand les deux aspects sont en conflit. Et ils l’étaient alors, pensait Northbourne. Nous voyons les résultats de la victoire temporaire du matérialisme. Les calculs de la profitabilité nous ont amenés au bord du désastre. Un désastre dont un aspect évident est le risque de la mort du corps, mais dont l’aspect le plus important est le risque de la mort de l’âme20.Les forces de la mort ne peuvent être vaincues que par les forces de la vie ; parmi lesquelles ne se trouvent ni l’énergie mécanique ni l’argent21. Nous préservons pourtant ces deux choses sans valeur intrinsèque. Pour nous élever à la puissance spirituelle nous devons d’abord revenir à la terre22.
En assumant l’agriculture, nous prenons la responsabilité de tout le cycle de vie. Nous pouvons le briser ou le maintenir dans sa totalité. Donnez et il vous sera donné n’est pas de l’idéalisme sentimental, c’est une règle pratique. La malédiction d’Adam est sur nous. N’est-il pas vrai que si nous essayons de l’éviter, nous mourrons ? Mais pourquoi l’appeler une malédiction ? Pourquoi ne pas la prendre comme une clé de notre rajeunissement en termes de vie naturelle ?
Cette sorte de rajeunissement semble nécessaire au rajeunissement de la vie de l’esprit que désire chaque être humain digne de ce nom. La conquête de la nature est une illusion. C’est comme si on se coupait la tête pour isoler ses facultés supérieures. Il ne peut pas plus y avoir de querelle entre la nature et nous qu’entre la tête d’un homme et ses pieds. Nous avons inventé ou imaginé une querelle entre nous et la nature donc la nature entière, qui nous inclut ainsi que le sol, en souffre. Nous avons regardé la nature comme quelque chose de primitif, terrifiant et mal-propre. La nature n’est terrifiante ou malpropre que pour ceux qui ne la comprennent pas et ainsi ont perturbé son équilibre. Elle est imbue du pouvoir de l’amour, elle peut être conquise par l’amour mais pas d’une autre façon. Ce ne fut pas notre façon. Nous avons essayé une manière moins excellente et avons stressé l’équilibre de la nature. De sorte qu’elle ne nous apparaît plus sous un habit plaisant mais dans un habit qui a l’apparence d’une opposition de forces – une lutte pour l’existence – prédomine sur l’apparence d’un équilibre de forces.
Ainsi nous avons fini par croire à la lutte pour l’existence comme à la seule possibilité, et nous en inférons que cette lutte est nécessairement douloureuse. C’est douloureux maintenant, et pas seulement pour nous. Mais cela n’a pas toujours été ainsi et cela ne doit pas toujours nécessairement être ainsi. Nous sommes la tête et avons la responsabilité. Nous avons essayé de con-quérir la nature par la force et l’intellect. Il nous reste à essayer l’amour23.
Pratiquant l’agriculture biodynamique, Northbourne n’était pas pour autant anthroposophe. Plaçant Dieu et la religion au-dessus de toute autre préoccupation, il se tourna vers la philosophie pérennialiste, mouvement spirituel qui postule l'existence d'une métaphysique originelle commune à toutes les religions mondiales. Il pensait que puisque Dieu est un et que toute religion véritable tire son origine de la révélation divine, il doit y avoir une orthodoxie supérieure, impéris-sable et primordiale commune à toutes les religions et traditions révélées, les unissant en un seul Esprit24. Les chemins menant au sommet de la montagne sont largement séparés à la base de la montagne, mais ils se rapprochent en montant. Le grimpeur sage suit le chemin sur lequel il se trouve sans trop se soucier des gens sur les autres chemins. Il peut voir son chemin mais sans percevoir correctement ceux des autres. Il perdrait beaucoup de temps et d’énergie à chercher un meilleur chemin ou à essayer de convaincre les autres qu’ils ne sont pas sur le bon chemin25.
Et l’approche la plus directe de l’âme de Dieu est la prière26.
L’aspect le plus familier de l’œuvre non corrompue de Dieu est ce que nous appelons la Nature vierge ou intacte27 et sa corruption est ce que nous appelons «pollution», ce qui inclut la destruction de la beauté naturelle et son remplacement par la laideur, en sus des empoisonnements par des produits chimiques et des surexploitations de toutes sortes. La sacralité de la nature vierge est reflétée dans sa beauté et son innocence, qui brille même dans ses aspects les plus rigoureux, la tempête, le désert, la chaleur et le froid, l’ubiquité de la souffrance et de la mort. La nature vierge est attaquée par nous comme jamais auparavant. Nous ne pouvons jamais vivre sans elle et Northbourne se demande si cette nature ne pourrait être préservée, et avec elle l’humanité, que par l’abandon ou plus vraisemblablement l’effondrement de notre civilisation industrialisée et compétitive.
Vivre en harmonie avec la nature est un idéal qui ne peut être réalisé aussi longtemps que nos demandes sur elles restent proches de ce qu’elles sont maintenant. Si la nature a été faite pour l’homme, l’homme a aussi été fait pour elle.
Nous ne pouvons neutraliser notre échec à exercer notre fonction de médiateur entre les Cieux et la terre pendant que nous continuons de piller et polluer la Nature, ni en la traitant comme un musée pour l’étude scientifique, ni une réserve de potentialité génétique, ni comme un espace récréatif ; car dans un sens très réel, la Nature est notre Mère tandis que Dieu est notre Père. Il y a une raison, et une raison importante, pour laquelle un déclin religieux implique un déclin dans tout le reste. Nous ne sommes pas impliqués dans une concurrence malheureuse de nombreux phénomènes sans relations, mais dans un seul phénomène complet28. Le Monde, y compris ses habitants, est multiple mais en raison de ses origines dans l’unité divine, il constitue une unité. Tout ce qui affecte une partie affecte le tout, et tout ce qui affecte le tout affecte chacune de ses parties. Ce n’est pas tant parce qu’un changement dans une partie impacte une autre, c’est parce que tout procède d’une cause commune. Toutes choses bougent ensemble, vers l’accomplisse-ment des plans du Grand Architecte de l’Univers. Une phase de ce mouvement peut-être cataclysmique pour l’humanité, mais si ce cataclysme est le produit d’un jugement divin, cela pourrait être la divine inauguration d’une nouvelle humanité, restaurée dans son état édénique parce que non plus éloignée d’une intervention divine directe et oublieuse de celle-ci29.
Northbourne oppose deux visions du monde qu’il appelle traditionnelle et progressive30. La mentalité traditionaliste, en ce sens du mot, est caractéristique des sociétés ou une religion révélée est prédominante. La mentalité progressive repose sur une science fondée sur l’observation accompagnée d’une philosophie humaniste basée sur cette science31. La voix de la tradition proclame que la valeur, la dignité, la pleine justification de la vie humaine se trouve dans la préser-vation de la chaîne qui lie l’homme à Dieu, qui est l’origine, le préservateur et la fin, que son Paradis est le seul Paradis et que pour trouver ce Paradis l’homme doit le chercher au centre sacré, non à la périphérie. Dans la vue traditionaliste, l’idée de progrès est trompeuse. L‘idéologie du progrès envisage le perfectionnement en termes de son développement terrestre, et le relègue à un futur hypothétique, alors que la tradition envisage la perfectibilité en termes de salut et de sanctification, et proclame que c’est réalisable ici et maintenant. C’est une recherche tournée vers l’intérieur de l’être. À la recherche d’une réalité transcendante que l’on nomme généralement Esprit.
L’Esprit est ce que le monde et nous-mêmes en sommes des manifestations. L’Esprit, l’Origine sans changement et mouvement, est intérieur à ses manifestations, y compris nous-mêmes. Même si ce n’est pas strictement localisable, nous devons regarder en nous pour le trouver.
C’est une démarche unificatrice. Celui qui cherche le centre en lui voit le monde extérieur et lui-même ensemble. L’aspect de la doctrine chrétienne la plus difficile à réconcilier avec l’humanisme sous toutes ses formes est le rejet du monde et la recherche d’un royaume qui n’est pas de ce monde, sur le besoin du salut de l’âme immortelle et de l’incontournable réalité du jugement divin de grande sévérité.
La science, elle, est basée sur l’observation et donc vers l’extérieur, vers l’environnement et non vers l’intérieur et son bien-être. Le résultat est une scission. Entre l’observateur et l’observé, celui qui connaît et ce qui est connu, l’homme et la Nature. Notre environnement devient quelque chose à exploiter, quoique de manière «durable32». Nous le voyons en termes d’obstacle à l’accomplissement de nos désirs et non en termes d’unité avec lui. La science cherche à découvrir des lois de la nature accessibles à la pensée humaine. Dieu doit alors être soit rejeté, soit rationalisé et humanisé et la religion se trouve rabaissée au statut d’hypothèse non prouvée. L’homme, ne doutant pas de sa propre réalité, en devient suprême à ses propres yeux. Il devient alors possible de dire que l’homme est maintenant Dieu33.
La plupart des cultures ont cru à des puissances qui sont supérieures à l’homme. Puis apparut un soi-disant âge de la raison en Occident. Cet âge peut également être appelé l’âge de l’humanisme et tout aussi bien l’âge de la glorification de l’homme. L’homme a de plus en plus usurpé la place de Dieu comme autorité suprême et administrateur de ce monde et est devenu le principal objet de ses soins et services34. Que signifie le mot humanisme si ce n’est la subordination des fondamentaux de la religion aux idéologies humaines ?, demande Northbourne dans une lettre à Thomas Merton35. Et d’accuser l’humanisme scientifique de parodier la charité chrétienne en substituant le bien-être terrestre au salut36. Il y a un humanisme philosophique qui est en principe athée ou agnostique et qui soit rejette la religion, soit cherche à en ôter tout mystère. Et il y a un humanisme populaire ou sentimental, qui accompagne et supporte sa contrepartie philosophique, sans avoir aucun principe clairement définit mais, même s’il ne nie pas la religion, met le service de l’homme au-dessus de celui de Dieu. Pour Northbourne, c’est cet humanisme populaire le plus dangereux. L’ennemi de l’Intérieur. Précisément parce qu’il ne s’oppose pas ouvertement ou même consciemment à la religion37.
Les deux approches sont incompatibles pour lui, et tout compromis est illusoire. Il n’est pas possible d’adapter la religion à la philosophie du progrès38. Nul doute que la vision progressive l’emporte aujourd’hui (1963). Mais sa victoire peut-elle être finale ? Pour Northbourne, il est impossible que l’approche de la science moderne puisse pénétrer les fondations de la réalité de l’existence, simplement parce qu’elle regarde dans la mauvaise direction. L’éclipse présente de la religion et la disparition apparente de la tradition n’entament en rien sa certitude de la victoire finale de l’approche qui mène à la vérité bien qu’il reconnaisse que la forme de victoire ne peut-être prédite39. L’essence de la religion est impérissable et l’humanité doit en être le gardien40.
L’écologie, y compris l’agriculture biologique chère à Northbourne, serait-elle la forme prise par cette victoire de la religion sur le progrès matérialiste ? Progressisme et humanisme sont aujourd’hui dans les cordes.
1Pfeiffer, Bio-Dynamic Farming and Gardening: Soil Fertility Renewal and Preservation , p35(F.Heckel, Trans.). New York: Anthroposophic Press. 1938
2Pfeiffer, Bio-Dynamic Farming and Gardening: Soil Fertility Renewal and Preservation , p40(F.Heckel, Trans.). New York: Anthroposophic Press. 1938
3Lord Northbourne, Look to the Land, p58, Sophia Perenis, 2003
4Pfeiffer, E. (1983). Bio-Dynamic Gardening and Farming (Vol. 1), p17, Spring Valley, New York: Mercury Press.
5Lord Northbourne, Look to the Land, p58, Sophia Perenis, 2003
6Lord Northbourne, Look to the Land, p102 ,Sophia Perenis, 2003
7Lord Northbourne, Look to the Land, p19 Sophia Perenis, 2003
8Lord Northbourne, Look to the Land, p 31, Sophia Perenis, 2003
9Lord Northbourne, Look to the Land, p 36, Sophia Perenis, 2003
10Lord Northbourne, Look to the Land, p 61, Sophia Perenis, 2003
11Lord Northbourne, Look to the Land, p 42, Sophia Perenis, 2003
12Lord Northbourne, Look to the Land, p 59, Sophia Perenis, 2003
13Lord Northbourne, Look to the Land, p 61, Sophia Perenis, 2003
14Selon son fils , Of the Land & the Spirit, p xxii, World Wisdom, 2008
15Idée empruntée à D. Fergusson, The present Age. Cité in Look to the Land, p 63, Sophia Perenis, 2003
16Lord Northbourne, Look to the Land, p 42, Sophia Perenis, 2003
17Gregory A. Barton, Global History of Organic Farming, p9, Oxford University Press 2018
18Lord Northbourne, Look to the Land, p 47, Sophia Perenis, 2003
19Look to the Land, p 2 Sophia Perenis, 2003
20Lord Northbourne, Look to the Land, p 51 Sophia Perenis, 2003
21Lord Northbourne, Look to the Land, p 64 Sophia Perenis, 2003
22Lord Northbourne, Look to the Land, p 48 Sophia Perenis, 2003
23Lord Northbourne, Look to the Land, p 114 Sophia Perenis, 2003
24A Letter to my Descendant, in Of the Land and the Spirit, p208, World Wisdom, 2008
25Of the Land and the Spirit, p64, World Wisdom, 2008, tiré de Northbourne, Religion in the Modern World, 1963
26A Letter to my Descendant, in Of the Land and the Spirit, p222, World Wisdom, 2008
27Unspoild, aussi non gâtée
28A Letter to my Descendant, in Of the Land and the Spirit, p218-219, World Wisdom, 2008
29Of the Land and the Spirit, p53-54, World Wisdom, 2008, tiré de Northbourne, Looking Back to progress, 1970
30Progressive peut signifier progressif ou progressiste.
31Of the Land and the Spirit, p71, World Wisdom, 2008, tiré de Northbourne, Looking Back to progress, 1970.
32«sustainably», guillemets compris, dans ce texte de 1970. Comme le disait Cobb, Le mot « sustainable» fait partie de la langue anglaise depuis long-temps...mais le mot n'est devenu prédominant dans la littérature qu'après 1975. Il y eut donc des précurseurs aussi.
33Of the Land and the Spirit, p81, World Wisdom, 2008, tiré de Northbourne, Looking Back to progress, 1970
34A Letter to my Descendant, in Of the Land and the Spirit, p218-219, World Wisdom, 2008
35Lettre à Thomas Merton, 30 août 1966, in Of the Land and the Spirit, p234, World Wisdom, 2008
36Lettre à Thomas Merton, 9 octobre 1966, in Of the Land and the Spirit, p240, World Wisdom, 2008
37Lord Nortbourne, Changes in the Churches, Of the Land and the Spirit, p112, World Wisdom, 2008
38Of the Land and the Spirit, p91, World Wisdom, 2008, tiré de Northbourne, Religion in the Modern World, 1963
39Of the Land and the Spirit, p84, World Wisdom, 2008, tiré de Northbourne, Looking Back to progress, 1970.
40A Letter to my Descendant, in Of the Land and the Spirit, p217 World Wisdom, 2008