En, 2016, La France a adopté un principe de non-régression, selon lequel « la protection de l’environnement … ne peut faire l’objet que d’une amélioration constante, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment.1 


Il s’apparente à la sémantique édénique. Il postule une valeur intrinsèque à l’environnement, que nous avons dégradée. Il porte en lui le rêve de la restauration du jardin d’Éden qui n’a jamais existé. Il nie la complexité de l’environnement qui, inévitablement, impose de faire des arbitrages entre les dangers qui nous menace. Que toute action pour nous protéger d’un danger environnemental peut en causer un autre. Il nie implicitement jusqu’au droit de porter des jugements de valeur sur cet environnement et est par là un anti-humanisme assimilable à la biocratie.

1Loi du 8 août 2016 modifiant l’article L. 110-1 du Code de l’environnement