Wilderness est un mot anglais sans équivalent strict en français. La traduction traditionnelle est désert, sur base de son usage dans la bible, évoquant un espace hostile et inhabité.

Aujourd’hui il peut signifier étendue sauvage, nature sauvage, région sauvage, microcosme sauvage, etc. Avec des connotations très positives. De manière révélatrice, les traducteurs automatiques peuvent le traduire de manières différentes dans un même paragraphe. Aussi, nous garderons le mot anglais.

Le concept est particulièrement important aux États-unis où il a initié celui de ré-ensauvagement.

Ces concepts gagnent du terrain en France.

Le temps est venu de repenser la wilderness. Cela paraîtra une revendication hérétique à beaucoup d’écologistes, car l’idée a été pendant des décennies un dogme fondamental – une passion en fait - du mouvement écologiste, tout particulièrement aux États-Unis. Pour beaucoup d’Américains la wilderness est le dernier endroit où la civilisation, cette maladie trop humaine, n’a pas complètement infecté la terre...

Ces propos iconoclastes ont été tenus1 en 1995 par William Cronon, historien américain de l’environnement. L'essai dont ils sont extraits a provoqué un tel tollé que Cronon a cru bon de présenter des excuses :

je n’ai peut-être pas été aussi respectueux de cette tradition religieuse que j’aurais dû l’être. Je le dis sincèrement : dans la mesure où j’ai offensé en foulant inconsidérément des terres sacrées, je présente mes excuses sincères. Si j’avais écrit sur le judaïsme, le christianisme ou le bouddhisme, ou sur l’univers spirituel des peuples autochtones d’Amérique du Nord, j’aurais certainement été plus attentif à montrer mon respect avant d’entrer dans le temple pour étudier et commenter son architecture et ses origines. La raison pour laquelle je ne l’ai pas fait dans ce cas est que la religion que je critiquais est la mienne...j’ai critiqué la wilderness parce que je reconnaissais, dans ma propre religion, des contradictions qui menaçaient de miner et vaincre certains de ses impératifs moraux et vérités les plus chéries. Je n’ai pas soutenu que nous devions abandonner les régions sauvages comme moyen de nommer la sacralité de la nature ; j’ai seulement soutenu que nous ne devions pas célébrer la wilderness de façon à nous empêcher de reconnaître et prendre responsabilité du sacré dans nos vies et paysages quotidiens2.

Pour Cronon, la cause du transfert de sens du mot wilderness, de désert hostile en un Éden à préserver à tout prix, est double: ce sont le sublime et la frontière. Le goût du sublime est un héritage du romantisme. Pour beaucoup de romantiques, les lieux sublimes étaient ceux où l’on avait le plus de chances de percevoir Dieu. Un autre phénomène culturel propre à l’Amérique joua un rôle important dans le culte de la wilderness qui s’y est développé: la conquête de la frontière de l’ouest, associé au mythe du retour à une vie simple et à la redécouverte des principes démocratiques de base. Avec la tentation de préserver ses derniers vestiges la conquête de l’ouest achevée. Une fois les guerres indiennes terminées et les derniers habitants de ces supposées wilderness expulsés vers des réserves, donnant l’illusion aux visiteurs de se trouver dans une nature vierge, encore à l’image de ce que Dieu en avait fait à l’origine. Et l’on vit les descendants des anciens habitants accusés de braconnage quand ils étaient pris à chasser sur leurs terres ancestrales, parfois cédées sur la promesse de pouvoir continuer à y chasser. Cas devenu aujourd’hui classique sur d’autres continents. Et ainsi, conclut Cronon, il n’y a rien de naturel dans le concept de wilderness, c’est une création entièrement culturelle.

De nombreux écologistes qui rejettent les notions traditionnelles de la Divinité et qui se considèrent comme des agnostiques ou même des athées expriment néanmoins des sentiments équivalant à une crainte religieuse lorsqu'ils sont en présence de la wilderness. C’est ainsi que la wilderness sert de fondement non examiné sur lequel bon nombre des valeurs quasi religieuses de l’environnementalisme contemporain reposent. Dans la critique post-moderne liée à ce mouvement, la wilderness est l’antithèse naturelle à l’artificialité de la civilisation moderne qui a perdu son âme. Cronon considère que la biodiversité, sous une apparence de scientificité, sert à promouvoir les mêmes valeurs sacrées que la wilderness, ce pourquoi les ONG environnementales ont été si promptes à utiliser ce concept en apparence moins flou et problématique. À preuve leur insistance à promouvoir l’idée que la biodiversité serait plus grande dans les écosystèmes inaltérés, réservoirs d’espèces encore à découvrir que nous devons certainement protéger. De plus en plus d'écologistes défendent l’idée de plus en plus populaire que les problèmes environnementaux ont commencé avec l’agriculture. Toute l’histoire civilisée en devient un conte du déclin écologique.

L’un des fondateurs d’Earth First!, Dave Foreman, en donna l’exemple quand il écrivit3 : Avant que l'agriculture fût enfantée au Moyen-Orient, les humains étaient dans la wilderness. Nous n'avions aucun concept de «wilderness» car tout était wilderness et nous en faisions partie. Mais avec les fossés d'irrigation, les surplus de récolte et les villages permanents, nous nous sommes séparés du monde naturel… Entre la wilderness qui nous a créés et la civilisation créée par nous, s'est creusé un fossé qui ne cesse de s'élargir.. De ce point de vue, la ferme devient le premier et le plus important champ de bataille de la longue guerre contre la nature sauvage, et tout le reste suivit dans son sillage. Et pour Foreman, la préservation du monde sauvage et de la diversité originelle est l’enjeu le plus important, faisant paraître les problèmes humains insignifiants en comparaison.

Cobb eut des discussions passionnées avec Paul Sheppard, son collègue à la Claremont Graduate School sur ce sujet. Celui-ci argumentait que l’abandon de la société des chasseurs-cueilleurs avait été un désastre et que tous les supposés progrès depuis avaient poussé l’humanité toujours plus loin dans la folie. Retrouver une identité écologique partagée passait par la redécouverte du sens de l’émerveillement et du plaisir qui vient d’être humain dans un cercle plus vaste d’animaux et de plantes qui, selon lui, caractérisait la vie sociale pré agricole. Cobb, lui, restait attaché à l’idée de civilisation, particulièrement dans le contexte judéo-chrétien, sous couvert de notre capacité de repentance4. Cobb reconnaît certaines analogies entre cette sorte d’écologie profonde et sa vision éco-chrétienne. On y retrouve l’idée d’un monde originellement très bon, dégradé par l’humanité suite au péché originel – l’invention de l’agriculture –, l’éloignement de l’homme civilisé de sa nature originelle – pour avoir mangé le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Mais il perçoit deux différences fondamentales: le rêve du retour au paradis perdu – la wilderness – n’a pour un chrétien pas de sens, des anges gardien en interdisent l’entrée. Le désastre consécutif au péché originel n’est pas un appel à un retour en arrière mais à la rédemption. Et le salut promis par Jésus Christ sera supérieur à l’innocence perdue en mangeant le fruit défendu. De plus, pour Cobb,nous ne sommes pas une espèce comme les autres. Nous avons étés faits à l’image de Dieu et chargés de veiller sur sa création5.



Il est une tentative de concilier l’eau et le feu, modernisme et dualisme naturiste, développement et wilderness, qui vaut le détour, celle du manifeste écomoderniste6.



L'appel du troisième autel de E.O. Wilson, celui du militantisme pour la conservation de la nature, a été en partie causé par des cauchemars qui le montrent cherchant désespérément des restes de wilderness sur des îles tropicales remplies de fermes et de champs.

Ce qu’il appelle Nature est cette part de l'environnement originel et ses formes de vies qui restent après l'impact humain. La Nature est tout ce qui peut se passer de nous et autonome sur la planète Terre7.

L’humanité a pour lui profondément altéré cette Nature mais, il en est convaincu, il en reste un grand morceau dans sa forme la plus pure, qui peut encore être appelée wilderness. Environ un million d’hectares selon Conservation International. Sans compter des zones plus petites, définies dans l’U.S. Wilderness Act de 1964 comme sans entraves humaines et où l’homme lui-même n’est qu’un visiteur qui ne s’y attarde pas. Car Wilson, l’entomologiste, n’oublie pas les microwildernesses peuplées d’insectes et de créatures encore plus petites, jusqu’aux microbes, qui abondent au sein même des civilisations humaines.


Wilson, qui se prétend sincèrement humaniste8, donne en fait toujours la préséance à la valeur intrinsèque, à la wilderness, sur les valeurs humanistes, allant jusqu’à dénigrer la domestication elle même.


Peter Raven, qui a incité Wilson à sauter dans le train du militantisme politique, décrit par Takacs comme prosélyte de la biodiversité autoproclamé, emprunte à Bill McKibben9 la vision d'une fin de la nature : il est spirituellement justifié de séparer la nature et l'humanité, mais cette dernière ayant souillé le moindre recoin de la planète, il n'est pratiquement plus possible de séparer l'humanité du reste de la création. Même la wilderness chantée par les poètes et les écologistes n'existe plus que comme une création humaine, gérée où et quand nous le voulons bien.



Aldo Leopold avait une fascination pour la wilderness10. C’est pour lui le matériau brut duquel l’humanité a forgé l’artefact appelé civilisation. Une ressource qui peut se réduire mais jamais croître. La création de wilderness dans le vrai sens du mot est impossible. Elle est la plus parfaite des normes de santé de la terre et le laboratoire pour l'étudier. Pour le travailleur, cette matière brute qu’il doit conquérir est aussi à aimer et chérir parce qu’elle donne un sens à sa vie. Pourtant, seul le savant peut comprendre la wilderness brute et peut donner une définition et une signification à l'entreprise humaine. Nulle surprise qu’il fut cofondateur de la Wilderness Society, ONG œuvrant pour la protection de celle-ci11.

Selon la « Bible de la Biodiversité », un malentendu courant est celui de la forêt vierge ou autre wilderness chères aux explorateurs occidentaux du temps jadis. Bien souvent, il s'agit de paysages largement façonnés par l'homme depuis des millénaires. Par exemple les apete (îles forêt) créées par les Kayapós dans les savanes brésiliennes en transplantant des végétaux non-domestiqués pour former des concentrations boisées de plantes utiles, considérées jadis comme "naturelles" par les botanistes et écologues. Bien des paysages en état “originel” sont en fait des paysages façonnés par l'homme. C'est plus qu'un problème sémantique. Ces paysages “sauvages” sont alors considérés terra nullius ou encore patrimoine de l'humanité et les propriétaires séculaires en sont dépossédés. C'est pourquoi certains membres des peuples autochtones en viennent à récuser les termes occidentaux sauvages et wilderness. Il en découle parfois une appropriation abusive de ressources par des sociétés qui les brevettent alors qu'elles sont le fruit du travail ancestral des populations locales. On note la reconnaissance par l'UNESCO des paysages culturels comme patrimoine culturel. Il a même été proposé de mener une politique de la conservation basée sur la préservation des lieux sacrés.


Dans le même ouvrage, Michel P. Pimbert12 et Jules N. Pretty13 indiquent que le transfert de méthodes de conservation occidentales dans les pays en voie de développement a des effets négatifs sur la sécurité alimentaire et le mode de vie des gens vivant dans ou près des zones protégées de gestion de la vie sauvage. Parfois, les communautés locales sont expulsées sans moyens de subsistance garantis, parfois elles sont privées d'accès aux ressources communes dont elles dépendent, jusqu'à être considérées comme des braconniers ou des squatters dans certains parcs nationaux. Des programmes de relocalisation ont eu des conséquences désastreuses. Divers projets ont été menés pour remédier à ces abus. Ils se heurtent à la difficulté de concilier des pratiques communautaires avec des organisations bureaucratiques centralisées. De plus, certaines de ces initiatives ne sont rien de plus que des prestations officielles à l'opposition croissante aux parcs et à l'aliénation des ressources. La conception et la gestion des zones protégées renforcent trop souvent les intérêts de la conservation globale et ceux de l'industrie internationale des loisirs et autres groupes commerciaux. Souvent les habitants locaux expriment leurs frustrations à ces projets en disant que les humains devraient être mieux considérés que les animaux. Et voient alors la conservation de la vie sauvage comme imposée de l'extérieur, hypocrite et favorisant les étrangers. Les auteurs, dénonçant le mythe de la wilderness, suggèrent de réhabiliter l'analyse historique. La plus grande partie du monde a été modifiée par l'humanité depuis des siècles. La biodiversité que les conservationnistes veulent protéger a souvent été créée par les populations locales. La plus grande partie de ce qui est considéré comme naturel en Amazonie a été modifié par les amérindiens. Il n'y a pas de ligne de démarcation claire entre la forêt sauvage et la forêt gérée. La richesse en espèces et l'abondance de vie sauvage est plus grande chez les agriculteurs du désert de Sonora14 que dans les zones non cultivées analogues environnantes. On réalise de plus que ce qui était pris pour des ressources ou aires sauvages sont en fait le produit d'une coévolution entre l'homme et la nature.

Malgré des appels répétés en faveur de la participation des populations locales, ce terme est en général interprété d'une manière qui ne leur cède aucun contrôle, car beaucoup de professionnels de la conservation placent des limites claires au degré de participation qu'ils tolèrent. Au Costa Rica par exemple, la plus grande partie des larges aires de conservation sont régies par un régime très strict qui exclut les communautés locales. Le problème ne semble pas avoir été fondamentalement résolu depuis 1999. Ainsi l'ONG Survival International a dénoncé des abus commis envers les Pygmées Baka au Cameroun dans des parcs crées entre 2001 et 2014. Les gardes des parcs et des brigades anti-braconnage soutenus par le WWF sont accusés de tortures, expulsions, destructions de matériel domestique.

Le rapport de la commission Brundtland mentionnait déjà le témoignage de l'Inuit Rhoda Inuksu: La menace environnementale la plus cruelle vient du mouvement environnemental lui-même car nous voyons les lois de protection des animaux détruire systématiquement notre manière de vivre et violer nos droits comme peuples aborigènes à nos traditions et valeurs. Pourtant notre peuple, incluant le peuple Arctique, a besoin de développement. Le défi est de trouver des stratégies pour le développement qui rencontre les besoins des gens et de l'environnement15.

Les objectifs humanistes sont souvent difficiles à faire accepter aux militants de la conservation. Peter Seligmann, fondateur et directeur de Conservation International, décrit dans une interview16 les difficultés rencontrées après un changement fondamental d'orientation. Après deux décennies d'emphase sur la préservation des zones de haute biodiversité, le groupe décide de se recentrer sur les intérêts économiques des communautés et pays environnants. Au lieu de se poser la question où sont les concentrations de biodiversité ?, le groupe se pose les questions Qu'est-ce que les écosystèmes fournissent aux gens ? Qu'est-ce que la biodiversité leur apporte ? D'où vient leur eau ? Le changement a entraîné la perte de très anciens membres. Et bien des oppositions dans le staff. Il y avait des gens tellement dévoués à la protection de la biodiversité des espèces qu'ils ne pouvaient comprendre quand nous leur disions : ceci porte sur l'humanité17.


David Thodoropoulos utilise le terme Wilderness pour désigner les aires où les organismes existent en dehors du contrôle humain direct. La Wilderness peut exister à différents niveaux, à l'échelle de la planète comme dans les fissures du dallage d'un zoning industriel. Du bétail domestiqué pâturant peut influencer une couche sauvage et cohabiter avec une couche d'invertébrés sauvage. Il faut garder en tête que ces définitions sont d'usage pratique, non philosophiques.


La protection du Loup en France, c'est en quelque sorte la Wilderness américaine qui déferle dans un pays dont la langue ne possède même pas de mot pour décrire correctement le concept.

Je n'ai jamais cru à la Wilderness - comment pourrais-je, venant d'une campagne bourguignonne si ancienne et si artificielle qu'elle était déjà ancienne à l'époque de l'invasion romaine de la Gaule ?, écrit Bruno Latour à l'institut américain Breakthrough18.

Et par ailleurs, au même institut : La France, quant à elle, n'a jamais cru à la notion d'une Nature vierge qui a tellement confondu la «défense de l'environnement» dans d'autres pays. Ce que nous appelons un «parc national» est un écosystème rural bien entretenu avec bureaux de poste, routes, vaches fortement subventionnées et beaux villages. Ceux qui souhaitent protéger les écosystèmes naturels apprennent, à leur stupéfaction, qu'ils doivent travailler de plus en plus dur - c'est-à-dire, intervenir encore plus, à toujours plus de détails, avec un soin toujours plus subtil - pour le garder «suffisamment naturel» pour que les touristes intoxiqués par la nature restent heureux.


Les descendants des bergers gaulois, romains, francs, chrétiens comme libres-penseurs doivent se faire, bon gré mal gré, aux principes du nouveau culte dans leur nature manucurée depuis des millénaires. Leurs droits à défendre leurs troupeaux sont légalement très limités, mais ils peuvent revendiquer une compensation financière.


L’agriculture à sa propre diversité, composée de quantité de variétés de plantes et d’animaux pour la plupart créées par les agriculteurs eux-mêmes. Beaucoup nous appellent à chérir celle-ci. En pratique, c’est une biodiversité de deuxième classe, elle consiste le plus souvent en la conservation de ses variétés pour des raisons utilitaires. Elle n’a pas, ou peu, de valeur intrinsèque revendiquée. Elle n’aura jamais la préséance sur la conservation de la biodiversité de la wilderness. Elle est aujourd’hui limitée dans sa créativité biologique au nom de la biodiversité elle-même.


1In The Trouble with Wilderness ; or, Getting Back to the Wrong Nature

2Cronon, The Trouble With Wilderness : A Response ,Environmental History, 1996. Cité dans Encyclopedia of Religion and Nature, p604Bron Taylor, Continuum 2008

3Dave Foreman, Confessions of an Eco-Warrior (New York : Harmony Books,

1991, p. 69 (italics in original).

4Encyclopeda of Religion and Nature, p395-396 et 1537_1538 , Bron Taylor, Continuum 2008

5John B. Cobb, Sustainability, p108-110, Wipf &Stock, Eugene, Oregon, USA, 2007 (original Orbis Books 1992)

6An Ecomodernist Manifesto, WWW. ECOMODERNISM.ORG, avril 2015

7Creation p15, W.W Norton & Company, 2006

8E.O. Wilson, Naturalist, p369, Island Press 2006

9William Ernest Bill MCKibben, né en 1960, est un journaliste et militant écologiste américain.

10Mot anglais sans équivalent strict en français. La traduction traditionnelle était désert, sur base de son usage dans la bible. Aujourd’hui il peut signifier étendue sauvage, nature sauvage, région sauvage, microcosme sauvage, etc. De manière révélatrice, les traducteurs automatiques peuvent le traduire de manières différentes dans un même paragraphe. Aussi, nous garderons le mot anglais. Voir Cronon au chapitre Bioxénophobie.

11Aldo Leopold, A Sand County Almanach, p188-200, Oxford University Press

12Scientifique suisse.

13Directeur, Centre for Environment and Society Department of Biological Sciences University of Essex

14Cultural and Spiritual Values of Biodiversity, p208, UNEP, Nairobi, 1999

15Our Common Futur, p233 UNEP 1987

16Au New York Times, 25 mai 2012

17Linking People’s Needs to Nature’s, The New YorkTimes, 25 mai 2012

18Que j’ai ici retraduite de l’anglais